La liste de mes envies

L’ouverture du festival d’Avignon se profile et nous voilà en train de feuilleter avidement les programmes du IN et du OFF. Fébrilité, hâte, hésitation : on note on rajoute on rature on enlève on remet des titres sur son cahier ; on essaie de laisser des plages libres pour souffler un peu, se poser, prendre le temps de se rafraichir, rassembler ses impressions, avoir envie  de se laisser surprendre par une rumeur, un écho, une tentation impromptue au détour d’une rue d’une rencontre ou d’une affiche, flâner dans les rues et se régaler des rencontres, des spectacles de rue…

Avignon, donc, c’est un peu fiévreux, fébrile et festif en même temps et on se réjouit à l’avance des découvertes qui seront faites. On se réjouit même des déconvenues parce que la découverte et la curiosité sont partie intégrantes du plaisir et que, souvent, les plus belles découvertes sont le fruit d’un hasard imprévu. Et qu’en ne prenant aucun risque…bref. Je note donc quelques idées, donc, fais des listes et des plannings… que je partage ici avec vous.

Coté IN, je réserve quelques soirées parisiennes cet hiver aux pièces présentées cette année et j’irai voir Les damnés, par Ivo von Howe à la salle Richelieu cet automne. Pareil pour 2666 qui sera joué à L’odéon, tout simplement en raison de sa durée : je ne passe que 5 jours à Avignon et ne veux consacrer une journée entière à un seul projet.

J’attendrai également de découvrir l’adaptation du roman de José Saramago, La lucidité, par Maëlle Poésy (Ceux qui errent ne se trompent pas) au CDN de Sartrouville. C’est aussi à Sartrouville que je découvrirai L’institut Benjamenta. J’aurais aimé aussi voir Hearing, de Amir Reza Koohestani, tout comme Le radeau de la méduse, de Thomas Jolly.

Un peu de IN, quand même cet été : je découvrirai Karamazov, l’adaptation de roman de Dostoievski par Jean Bellorini à la Carrière Boulbon et 20 November, de Lars Noren au théâtre Benoît XII.

Mon seul regret à ce jour est de n’avoir pas pu réserver un spectacle dans la Cour d’Honneur du Palais des Papes, lieu magique s’il en est.

Coté OFF, maintenant, je me suis laissée portée dans mes choix par les échos lus ici où là, les pitchs, parfois, les titres beaucoup, les noms de MES ou comédiens, mais surtout par la curiosité et le goût de la découverte. Sans compter, aussi parce qu’il le faut, les goûts de l’amie qui m’accompagne et me suivra parfois dans mes déambulations.

Aux 3 soleils, j’ai envie de découvrir Le gorille, de Kafka, par Brontis Jorodowski, pour la performance de Brontis Jorodowski et l’absurdité kafkaïenne. Je profiterai aussi sans doute pour combler mes lacunes et voir, enfin, Un obus dans le cœur, de Wadji Mouawad.

Aux Carmes, j’irai voir avec plaisir L’homme aux petites pierres encerclé par les gros canons, de André Benedetto.

La dernière idole, avec Pierre-François Garel, raconte l’histoire de Johnny Halliday. Non pas que j’aime le chanteur, qui m’intéresse autant qu’un match de l’euro ou un reportage sur Chasse et terre TV, mais l’exercice attise ma curiosité et j’aime Pierre-François Garel. Je tente, donc.

Aux Conditions des soies j’ai aussi envie de voir, enfin, Quand souffle le vent du nord. Tout simplement parce que le roman m’a fait souvent sourire à sa sortie, beaucoup touchée, aussi. La suite de Daniel Glattauer en revanche fut une déception.

A l’Espace ALya j’irai volontiers découvrir La mort est mon métier, de Franck Mercadal, adapté du roman de Robert Merle : curiosité, même si le thème peut paraître éculé, surtout depuis le roman de Jonathan Littell, Les bienvieillantes. Ou bien, pourquoi pas La femme comme champ de bataille, de Matei Visniec, toujours à L’espace Alya, qui me tente beaucoup aussi.

A la Manufacture je découvrirai aussi volontiers We love arabs, de Hillel Kogan,  Je se terre de Benoît Schwatrz,  ou Toute ma vie j’ai fait des choses que je ne savais pas faire, mis en scène par Christophe Rauck, Revolt she said, revolt again, Paradoxal ou La nuit juste avant les forêts de Bernard-Marie Koltès.

Un peu de Quebec, encore, avec le seul en scène de Laura Cadieux, C’t à ton tour, de Michel Tremblay, à l’Arto.

Aux Corps saints j’aimerai voir enfin La reine de beauté de Leenane, que je n’ai toujours pas vu et qui me tente tellement.

Aux Halles j’irai voir une pièce de Pierre Note, Ma folle otarie, l’épopée d’un homme dont les fesses triplent de volume : l’univers décalé de Pierre Note me ravit toujours, j’ai hâte de découvrir ce nouvel opus.

Je ne connais pas encore Josiane Pinson mais ce sera chose faite au Petit chien, avec PSYcauses (2) .

31, la comédie musicale dont on dit tant de bien et de rires, me tente énormément au Buffon, tandis que, évidemment, je ne raterai pour rien au monde Au dessus de la mêlée au Pandora. Après Une vie sur mesure, j’ai hâte de retrouver l’excellent Cédric Chapuis dans son nouveau seul en scène.

Les règles de savoir vivre dans la société moderne, au Roi René, me font de l’œil,  tout comme Le cercle des illusionnistes dont je dois être une des deux ou trois seules personnes au monde à ne pas l’avoir encore applaudi à Paris ou Avignon ou ailleurs…

Je ne m’étais pas du tout arrêtée sur le visuel parfaitement ridicule de Les fureurs d’Ostrowski au Gilgamesh, mais l’article paru dans la Terrasse m’a interpellée et je suis très tentée… J’irai peut-être aussi voir Kennedy, de Ladislas Chollat, que j’ai raté au Montansier cette année, Grisélidis me fait de l’oeil et m’attire aussi, Temptation de Sampo Kurrpa ou Members of our limbs, un spectacle circassien, au théâtre du Passage sont terriblement tentants. Floating flowers, aux hivernales, semble poétique et superbe,

On ajoute Serialles tulleuses à l’atelier 44, Cœur cousu à la Condition des soies, parce que j’aime l’écriture de Carole Martinez, on mélange, on trie, on regroupe par quartier, horaire… on trie encore, on en rajoute…

Bref, voilà la liste de mes envies. Non exhaustive, évidemment.

Et, dans la liste des spectacles déjà vus et qu’il ne faut pas rater :

Le poétique et drôle Voyage dans les mémoires d’un fou, par Lionel Cecilio, au Pixel théâtre,

Pourquoi ? du poète Mickael Hirsh qui joue avec les mots comme avec des notes, au théâtre du Roi René,

Le formidable Une vie sur mesure, de Cédric Chapuis, au Pandora,

Le ravigorant Et pendant ce temps Simone veille, aux théâtre des 3 soleils,

Et bien sûr le délicieux Madame Bovary, au théâtre Actuel, pour les amoureux de Flaubert, d’Emma, et les autres.

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