Alexis Rostand de Bergerac

Il en fallait, du panache, pour écrire une pièce en alexandrins à la fin du 19ème quand Courteline, Feydeau, Sardou triomphaient avec leurs vaudevilles. Quand Ibsen faisait scandale avec sa Nora et Tchekov écrivait La mouette. Il en fallait du panache, donc, et surtout un gramme d’inconscience, un soupçon de folie, quelques mesures de déraison … Lire la suite de Alexis Rostand de Bergerac

Seuls, un solo polyphonique et tentaculaire à la Colline

Des origines, de l’exil et de la quête identitaire, Wadji Mouawad a fait le terreau de son œuvre par laquelle il peint, inlassablement, l’écheveau complexe des liens familiaux, l’influence des racines, le poids des blessures et les difficultés à se construire sur les débris d’une guerre. Dans Seuls, le dramaturge se met lui-même en scène dans  … Lire la suite de Seuls, un solo polyphonique et tentaculaire à la Colline

2666 où l’épopée envoutante de Julien Gosselin

Après Les particules élémentaires, le jeune metteur en scène Julien Gosselin s'attaque à l'oeuvre foisonnante, complexe, riche, aux détours parfois insaisissables, de l'écrivain chilien Roberto Bolano. 2666, c'est un roman fleuve (1300 pages) où les trois premières parties semblent être totalement distinctes, rassemblant des personnages, situations géographiques, époques totalement différentes. Quatre critiques européens spécialistes d'un … Lire la suite de 2666 où l’épopée envoutante de Julien Gosselin

Antoine et Cléopâtre, ou l’épopée lancinante et sublime d’une histoire d’amour

Certains pourraient être décontenancés quand commence Antoine et Cléopâtre au Théâtre de la Bastille. Le décor est épuré, une bâche grise recouvre le sol, à cour un tourne-disque est posé sur une petite table, au fond est pendu un immense pendule, sorte de spirale de Calder, où pendent des cercles bleu et or. Le tout … Lire la suite de Antoine et Cléopâtre, ou l’épopée lancinante et sublime d’une histoire d’amour

Une tragi-comédie de cape et d’épée au Ranelagh

Tous vêtus du rouge de la passion, les comédiens du Grenier de Babouchka, sous la houlette de Jean-Philippe Daguerre, se lancent dans une version du Cid fichtrement dynamitée voire virevoltante si ce n'est bondissante. Ici, le tragique se fond dans l'énergie et devient force centrifuge qui entraîne nos personnages dans une heure quarante d'émotions, de … Lire la suite de Une tragi-comédie de cape et d’épée au Ranelagh

Mensonges et confusion

Qui n’a pas menti un jour pour échapper à une obligation, un dîner, une invitation, en sautant sur le premier prétexte venu ? C’est ce que fait Edouard (Daniel Russo) un peu malgré lui pour expliquer son absence au mariage de son meilleur ami Fred (Laurent Gamelon). Et un mensonge en entraînant souvent un autre le … Lire la suite de Mensonges et confusion

Au gallodrome du Rond Point

Créé en 2010 à Buenos Aeres dans le Laburatorio, sorte de vivier d’artistes où chacun peut venir s’exprimer et présenter son travail, Un poyo rojo n’en finit plus de tourner de par le monde. L'an dernier les représentations au Rond Point avaient dû s'interrompre suite à une blessure de Luciano Rosso mais cet automne les … Lire la suite de Au gallodrome du Rond Point

Impossible n’est pas Anquetil

« Jacques Anquetil a traversé mon enfance comme une majestueuse caravelle. Son coup de pédale était un mensonge. Il disait la facilité et la grâce, il disait l'envol et la danse dans un sport de bûcherons. » Ces mots de Paul Fournel, dans son livre sur Jacques Anquetil, un des coureurs les plus impopulaires mais aussi les … Lire la suite de Impossible n’est pas Anquetil

Parfois une naissance ne suffit pas…

Sur le plateau du Monfort gît un amas de papier blanc, un monceau de feuilles froissées d'où émerge un bruissement qui peu à peu se transforme en crissement. La forme bouge lentement puis de plus en plus fermement, vigoureusement. On devine une courbe et bientôt un bras, une main, un pied viennent affleurer l’extérieur, se … Lire la suite de Parfois une naissance ne suffit pas…

Un voyage touchant pour oublier la rentrée…

Repartir en ces temps de rentrée, qui n'en rêve pas ? Au Lucernaire cet automne on pourra s'évader quelques 70 minutes, se surprendre à oublier le temps d'un récit la grisaille et la bitume fraîchement retrouvés. Et c'est pour l'Uruguay que l'on s'envole ou plutôt que l'on embarque. Le voyage durera plusieurs semaines en compagnie … Lire la suite de Un voyage touchant pour oublier la rentrée…