13 Art, la nouvelle scène 13…attendue du 13ème arrondissement

Il en aura fallu, du temps, pour que le cinéma (Grand Ecran 2) du centre commercial de la Place d’Italie renaisse de  ses cendres. Voué à la destruction, l’emblématique cinéma imaginé par Kenzo Tange en 1991 ferme ses portes en 2006 après la dernière diffusion du King Kong de Peter Jackson.

Il aura fallu 11 ans de mobilisations des riverains, et des passionnés du lieu pour éviter à l’ancienne salle obscure de se transformer en une énième salle violemment éclairée de fitness, une galerie de boutiques à l’éclairage artificiel, ou n’importe quelle enseigne commerciale loin des désirs de ses créateurs.

11 années après et moult délibérations, combats, et acharnements après, c’est la société canadienne Juste pour rire qui présentait ce jeudi matin la nouvelle scène culturelle du 13ème arrondissement, le 13’attendu 13ème Art, dont l’ouverture est prévue le 26 (2 x 13, est-ce un hasard ?) septembre prochain. Une inauguration qui s’étalera sur… 13 jours, évidemment. Amis superstitieux passez votre chemin, le 13ème Art, dirigé par Olivier Peyronnaud, promet des moments riches et variés en proclamant haut et fort une volonté 13’ambitieuse de rendre à l’endroit sa vocation culturelle.

Le démarrage sera éclectique avec Gérard Depardieu et l’orchestre philarmonique de Prague dans le Carnaval des animaux de Saint Staens, ou l’humoriste Rachid Badouri. La saison se poursuivra sur un mode tout aussi protéiforme, flirtant autant avec les arts circassiens ou visuels (Cirque Eloize, Thomas Monckton, Philippe Genty, Arturo Brachetti) qu’avec l’humour (David Azencot, Lofti Abdelli, Roman Frayssinet, et bien sûr Gilbert Rozon dans un seul en scène intitulé Juste Gilbert).

SI côté musique certains choix peuvent nous laisser davantage perplexes (Olivier Laurent viendra chanter Jacques Brel), coté théâtre le 13ème art accueillera La cantatrice chauve, dans la mise en scène de Pierre Pradinas avec Romane Borhinger ou encore Le misanthrope, dans la mise en scène de Morgan Perez.

Parmi ce choix pour le moins hétéroclite, on note avec gourmandise le retour de James Thierrée avec son espectacle Raoul, près de 10 ans après sa création : avec Victoria Thierrée aux costumes et James Thierrée à la scénographie, on attend impatiemment le mois de février 2018, tout comme on a très envie de découvrir Bérénice Bejo danseuse dans Trois sacres avec le chorégraphe Sylvain Groud.

« Un théâtre, c’est un lieu où tout démarre », dit Gilbert Rozon, fondateur de Juste pour rire. Souhaitons donc un plein succès à ce nouveau lieu. Une chose est sûre, avec l’ouverture très attendue de la Scala l’an prochain, le Paris théâtral ne cesse de nous surprendre et de nous ravir. Et ça, c’est vraiment bien.

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