LE PARADOXE DE GEORGES – Yann Frisch – Festival Paris l’été

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Plus je lis des articles sur Yann Frisch plus je me dis que tout a été dit et que le reste ne serait que superfétatoire. Qu’ajouter aux nombreux dithyrambes déjà écrits ? Le gars est doué. Très. Dans son camion-théâtre ambulant, il reçoit les spectateurs dans un salon un rien désuet, vintage, jazz dans le phonographe et lumières tamisées. Il parle, beaucoup. Toujours. Avant pendant, après les tours, raconte, évoque ses maitres et modèles en magie, des philosophes et des auteurs, … Il parle et le public boit ses mots. Il faut dire que le gars est charismatique, regard clair perçant et cheveux en bataille. Le public boit ses mots et le magicien opère, sort son jeu de cartes, les bat, les mélange, en sort une, en sort deux, les rebat, sort celle qui justement était dans l’esprit d’un tel ou d’une telle spectateur / trice. Magique.

C’est fou, parce qu’a priori, on pourrait se dire ouais c’est bon c’est juste des tours de magie, le gars est doué de ses mains, maître en esbroufe et puis c’est tout. Mais non, comme le dit George Moore, « il pleut mais je ne crois pas qu’il pleuve » et bien là c’est pareil, la carte vole, mais je ne crois pas qu’elle vole réellement. Je sais qu’elle ne vole pas et pourtant je la vois, là, voler devant mes yeux pendant que Yann Frisch se marre devant nos yeux ébahis. C’est ça le paradoxe, on voit quelque chose qui évidemment ne peut exister, mais on se laisse aller à la magie du moment, on n’a pas envie de savoir s’il y a un truc ou pas. On s’en fiche complètement, on applaudit c’est tout.

Suspension consentie de notre incrédulité

C’est là qu’il faut se laisser aller, consentir à la suspension de notre incrédulité, et accepter de croire à la magie, de redevenir crédule, de s’émerveiller de ces cartes qui disparaissent, escamotées, déchirées, reconstituées, de ce verre qui s’envole et pfff, disparu lui aussi. S’émerveiller, s’étonner, se surprendre à oublier toute rationalité et redevenir un enfant peut-être ou en tous cas un adulte libéré, le temps d’une représentation dans un camion-théâtre posé quelque part au milieu d’un parc, du poids de la raison et de l’incrédulité.

Promis, c’est hyper facile, il suffit de consentir. Le reste vient tout seul.

LE SYNDROME DE CASSANDRE -

Le paradoxe de George – Yann Frisch

Festival Paris l’été – Réservations au

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