L’avaleur – Une farce burlesque et sombre à la Maison des Métallos

Continuant de parcourir les routes de France avec les Tréteaux de France, son Centre Dramatique National itinérant, Robin Renucci poursuit son cycle sur la richesse, le travail et l’argent, entamé avec Le faiseur, de Balzac, s'attaque cette année à L’avaleur, adaptation française de Other people’s money. Alors que l'auteur Jerry Sterner situait son intrigue aux … Lire la suite de L’avaleur – Une farce burlesque et sombre à la Maison des Métallos

The notebook ou l’horreur sublimée au Théâtre Bastille

Glaciale, mécanique et totalement impersonnelle, la plume de la hongroise Agota Kristof dans la Trilogie des jumeaux emportait le lecteur dans le sillage pessimiste et tourmenté de Claus et Lucas, deux jumeaux laissés par leur mère à la garde de leur grand-mère dans un pays en guerre. Les deux jumeaux apprenaient eux-même à survivre à … Lire la suite de The notebook ou l’horreur sublimée au Théâtre Bastille

Histoire à faire peur

Fritz et Irène forment un couple en apparence banale : Fritz est avocat, sa femme Irène au foyer. Il travaille, elle s'ennuie, elle le trompe. Un jour une inconnue arrête Irène alors qu'elle sort de chez son amant et la fait chanter. Paniquée, Irène cède et lui donne ce qu’elle a. Commence alors une lente descente … Lire la suite de Histoire à faire peur

Les bals où on s’amuse n’existent plus pour moi.

Point d'ors russes dans cette adaptation de Gaétan Vassart du roman de Tolstoï. Point d'ors ni de faste mais une mise en scène toute en sobriété, qui fait la part belle aux héroïnes tolstoïennes. En premier lieu Golshiftey Farahani, ensorcelante Anna Karenine. L'iranienne au charme oriental incarne sublimement la russe tourmentée et propose une interprétation saisissante. … Lire la suite de Les bals où on s’amuse n’existent plus pour moi.

Au bonheur des russes

On peut être surpris quand on pénètre dans la salle du Vieux Colombier, : les rangées de fauteuils ont été déplacées et la scène est maintenant au centre d'un dispositif bi-frontal. Les spectateurs s'asseyent de part et d'autre d'une grande table où quelque vaisselle est installée. A cour (ou jardin, c'est selon) un fauteuil, un grand … Lire la suite de Au bonheur des russes

2666 où l’épopée envoutante de Julien Gosselin

Après Les particules élémentaires, le jeune metteur en scène Julien Gosselin s'attaque à l'oeuvre foisonnante, complexe, riche, aux détours parfois insaisissables, de l'écrivain chilien Roberto Bolano. 2666, c'est un roman fleuve (1300 pages) où les trois premières parties semblent être totalement distinctes, rassemblant des personnages, situations géographiques, époques totalement différentes. Quatre critiques européens spécialistes d'un … Lire la suite de 2666 où l’épopée envoutante de Julien Gosselin

Antoine et Cléopâtre, ou l’épopée lancinante et sublime d’une histoire d’amour

Certains pourraient être décontenancés quand commence Antoine et Cléopâtre au Théâtre de la Bastille. Le décor est épuré, une bâche grise recouvre le sol, à cour un tourne-disque est posé sur une petite table, au fond est pendu un immense pendule, sorte de spirale de Calder, où pendent des cercles bleu et or. Le tout … Lire la suite de Antoine et Cléopâtre, ou l’épopée lancinante et sublime d’une histoire d’amour

Impossible n’est pas Anquetil

« Jacques Anquetil a traversé mon enfance comme une majestueuse caravelle. Son coup de pédale était un mensonge. Il disait la facilité et la grâce, il disait l'envol et la danse dans un sport de bûcherons. » Ces mots de Paul Fournel, dans son livre sur Jacques Anquetil, un des coureurs les plus impopulaires mais aussi les … Lire la suite de Impossible n’est pas Anquetil

Coeur cousu : des mots tisseurs de soie

Le poétique, sensuel, coloré, foisonnant conte de Carole Martinez racontait en 2007 le voyage de Soledad l'espagnole et de ses soeurs, à la suite de leur mère Frasquita. Frasquita qui avait reçu le don de broder les couleurs et les vies transmit un don à chacune de ses filles : Soldedad, la dernière, la solitaire … Lire la suite de Coeur cousu : des mots tisseurs de soie

Le bruit et la fureur ouvrent le Festival d’Avignon avec Les damnés

Quel autre endroit que le Palais des Papes érigé par l'inquisiteur Benoit XII et le fastueux Clément VI pouvait accueillir le retour de la Comédie Française au Festival d'Avignon ? La violence et la décadence de la famille von Essenbeck imaginée par Luchino Visconti dans Les damnés résonnent étrangement dans les effluves de faste et de … Lire la suite de Le bruit et la fureur ouvrent le Festival d’Avignon avec Les damnés