TOUTE MA VIE J’AI FAIT DES CHOSES QUE JE NE SAVAIS PAS FAIRE Rémi De Vos, MES Ch. Rauck

 

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« La violence montait en lui comme s’il s’était agi du mercure d’un thermomètre dans une maison en feu.  »

La silhouette est à terre, cernée d’un épais trait de craie, une chaise renversée près du corps quand nous entrons dans la petite salle Topor du Rond-Point. Scène de crime, scène d’une mort qu’on devine violente.  On s’installe, on attend, et soudain la silhouette, un homme, raconte : la rencontre dans un bar où il était entré boire une bière, juste comme ça, le temps d’un moment de détente. Juste une bière. Mais un autre homme est entré, un homme qui visiblement avait envie d’en découdre. Avait un peu trop bu. N’aimait pas les homos, n’aimait pas l’homme assis face à lui, l’homme qui était juste en train de boire une bière. La situation a dérapé, l’homme en colère avait envie d’en découdre, avait envie de frapper, de taper, de battre.

Le texte de Remi De Vos est un long monologue âpre et dense : hasard, incompréhension, stupéfaction, les phrases s’enchainent et les mots s’échappent comme la vie de cet homme dont les pensées se bousculent, se télescopent au fil des minutes et des coups. Que faire, quelle réaction avoir, à quels réflexes se laisser aller quand d’un coup une violence gratuite, inattendue, incompréhensible vous tombe dessus ?

Remi De Vos a spécifiquement écrit ce long monologue d’homme pour une femme, Juliette Plumecocq-Mech : la comédienne à la silhouette androgyne, durant 50 minutes, ne se lèvera jamais. Allongée, à genoux, assise, elle joue de son corps, de sa voix, de son regard, dans une performance physique étonnante, le corps à la fois crispé et souple ; une maîtrise corporelle qui ne l’empêche pas de transmettre l’ébahissement, la peur, la révolte, l’acceptation, d’un homme sur qui la violence s’abat subitement et ne peut s’empêcher d’analyser ce qui lui arrive, de mettre des mots sur l’événement comme pour le mettre à distance. De sa voix grave elle entraine la salle dans ces longues minutes où le temps semble suspendu autour des coups qui s’abattent. La mise en scène de Christophe Rauck, d’une sobriété étudiée, calculée, laisse s’installer la tension malgré la certitude que tout finira mal, et permet aux mots glaçants, percutants de Remi De Vos d’aller gifler les spectateurs autant que de les cueillir au final, mis KO eux aussi par la prestation de Juliette Plumecocq-Mech.

Toute ma vie j’ai fait des choses que je ne savais pas faire, Rémi De Vos

Mise en scène Christophe Rauck

Avec Juliette Plumecocq-Mech

Théâtre du Rond-Point

Jusqu’au 4 février

Réservations au  01 44 95 98 21

 

 

 

O DIEUX – Stefano Massini, Festival d’Avignon OFF 201 – 11 Gilmamesh

Une guerre, trois visages

C’est dans une Jérusalem incandescente que se situe O Dieux, sous la chaleur de la ville et les brûlures de la guerre. Trois femmes y vivent sans se rencontrer : il y a Sirin, la jeune palestinienne candidate à l’attentat suicide enfermée dans une colère vengeresse, Eden, la professeur d’histoire juive, femme éduquée qui se refuse à haïr aveuglément, et Mina la militaire américaine envoyée par son pays dans une guerre qui n’est pas la sienne et qu’elle observe sans la comprendre.

Marie-Cécile Ouakil, comédienne protéiforme

Elles racontent, chacune leur tour : les attentats et la peur qu’ils réveillent à chaque coup de feu, (Eden), la colère, la volonté de détruire au nom d’une idéologie sacralisée (Sirin) ou le devoir à accomplir et la lutte contre le terrorisme (Mina). Elles sont trois et pourtant c’est une seule femme qui est sur scène : la comédienne Marie-Cécile Ouakil incarne tour à tour les trois jeunes femmes. Un foulard sur la tête, sur les épaules ou bien tendu comme une arme suffira à la métamorphoser, tout comme un regard, un corps qui se tend ou des cheveux que l’on lâche. Etonnante, elle passe de l’une à l’autre avec une agilité déconcertante et incarne la colère, la haine, l’incompréhension ou l’empathie de chacune de ces trois femmes avec justesse et sans surjeu. Brillante.

Texte fort et éducatif

Avec pour tout décor quelques portants transformables en bar, en vestiaire, en poste  frontière, des lumières tamisées ou plus crues, Kheireddine Lardjam signe une mise en scène alerte et vive qui tient le spectateur en haleine jusqu’à l’inéluctable  et tragique issue. Captivant et éducatif, le spectacle de l’italien Stéfano Massini est joué dans des prisons, des maisons de quartier : un texte édifiant dont la force réside aussi et surtout dans sa neutralité qui refuse de porter un quelconque jugement sur le conflit israélo-palestinien. On reste témoin attentif de ces trois portraits de femme qui se répondent et se croisent : des récits réunis qui composent un triptyque juste et puissant sur une guerre interminable, et surtout sur les vies et les rêves brisés net, déchiquetés par la colère des hommes. Nécessaire.

 

O Dieux, de Stéfano Massini

Mise en scène Kheireddine Lardjam
avec Marie-Cécile Ouakil 

Création son : Pascal Brenot
Création Lumière : Manu Cottin
Scènographie d’Estelle Gautier

Festival d’Avignon OFF 2017, au 11 Gilmamesh

 

 

APRÈS UNE SI LONGUE NUIT Michèle Laurence MES Laurent Natrella, Festival d’Avignon OFF 2017

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Fratrie écartelée

Quatre enfants issus d’une famille hors normes, quatre enfants adoptés, tous les quatre nés de la guerre ou de la souffrance. Sarah est la petite juive, privé de famille après un attentat à Jérusalem. Samir est musulman et a vu sa vie partir en éclats à Bagdad. Emmanuel-Tékitoi a survécu au massacre d’une église en Afrique et Pierrot, lui, est né d’une autre misère : il a été abandonné dans une décharge à Aubervilliers. Quatre existences qui n’auraient pu jamais se croiser sans l’amour inconditionnel de Jean et Manou, le couple qui a désiré les adopter,  les a aidés à grandir. Ils se retrouvent des années après, adultes, au chevet de Manou, mourante.

Une bien jolie pièce, toute en sensibilité, sur la construction identitaire de ceux qui sont nés de la guerre et de la perte. Le texte alterne entre passé et présent, et raconte par fragments l’enfance de ces quatre gamins, entre chamailleries enfantines, colères identitaires, rejets et réconciliations fraternelles. Au fil des scènes se dessine le tableau de quatre écorchés qui seront devenus des adultes à force de résilience et de pardon grâce à l’amour d’une mère. Une fratrie volcanique née sur les braises de la guerre et sauvée par l’amour. Et si l’histoire pourrait paraître cousue de fil blanc, improbable, surfer sur les clichés, parfois trop elliptique, elle est au contraire rendue très juste grâce à la mise en scène habilement dépouillée de Laurent Natrella : le décor est blanc et composé de cubes horizontaux ou verticaux dont joueront astucieusement les comédiens. Un effet d’épure qui ne vient pas surcharger l’histoire mais au contraire s’effacer et se mettre au service des comédiens, tous excellents, tous oscillant très subtilement entre enfance et jeunesse, querelles intestines d’une fratrie et difficulté à se retrouver une fois devenus adultes.

Le tout offre un joli moment, une histoire touchante et émouvante jamais excessive et toute en tendresse. Une tendresse dont on a très envie, parfois, et qui met du baume au cœur.

 

Après une si longue nuit, de Michèle Laurence

Mise en scène Laurent Natrella

Avec Elodie Menant, Slimane Kacioui, Maxime Bailleul, et Olivier Dote Doevi

Festival d’Avignon OFF 2017,Théâtre du Roi René

 

 

ON NE VOYAIT QUE LE BONHEUR – Grégori Baquet – Festival d’Avignon 2017 OFF

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C’est l’histoire d’un homme gentil, un peu neutre, expert en assurances, qui passe ses journées à évaluer le malheur des autres. Marié, père de deux enfants, Antoine est un homme banal, très ordinaire qui obéit toujours (« L’obéissance est le courage des lâches »).. Et puis petit à petit son existence jusque-là insignifiante  commence à s’effilocher : il est licencié, sa femme le quitte pour un « baroudeur tatoué », ses enfants le méprisent. Alors Antoine décide de se donner la mort, en tuant auparavant ses deux enfants. Après avoir tiré une première fois, la folie de son geste l’arrête.  Il appelle la police. Et Joséphine, sa fille, celle qui a reçu la première balle, survit, la mâchoire déchiquetée.

Le texte de Grégoire Delacourt aborde un sujet terrible et fort en évitant tout larmoiement. Il alterne les récits : celui de Joséphine, enfant puis adolescente meurtrie qui doit se reconstruire et vivre avec le geste terrible de son père, trouver elle-même des réponses à la question Pourquoi ? et surtout pourquoi elle, avant son frère ?  et le récit d’Antoine qui doit lui aussi se reconstruire, d’abord en prison puis au bout du monde, loin de tout et loin des regards, loin de ses enfants qu’il ne peut plus voir. Un texte touchant que Grégori Baquet adapte avec sensibilité. Point d’effets, point d’emphase, mais un récit simple et posé où les mots se suffisent pour évoquer avec pudeur ces existences fracassées. Des mots et une mise en scène à la fois recherchée et simple (des vidéos représentent cette île sur laquelle s’est réfugié Antoine) l’ajout de brèves chorégraphies permet aux spectateurs de souffler et signifie les années qui passent et la souffrance des corps, et des âmes. (On regrettera quand même l’image du coucher de soleil final, un poil trop démonstrative).

Grégori Baquet incarne très justement Antoine, perdu dans les limbes de ses regrets et hanté par l’espoir de revoir sa fille. Muriel Huet des Aunay est Joséphine : elle évolue avec brio de l’enfant brisée à l’adolescente révoltée, qui ne pourra revivre qu’en ayant réponse à ses questions. Les deux comédiens évoluent sans jamais tomber sur un fil extrêmement ténu, dans un équilibre parfait entre douleur et espoir, colère et regrets. Du travail d’orfèvre.

 

On ne voyait que le bonheur, d’après Grégoire Delacourt

Adaptation et mise en scène de Grégori Baquet

Avec Muriel Huet des Auney et Grégori Baquet

Créations musicales et sonore des Frédéric Jaillard

Chorégraphies Béatrice Warrad

Festival OFF d’Avignon 2017, Théâtre actuel

A 90 ° – Frédérique Keddari-Devisme / Festival d’Avignon OFF 2017

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Magnifique Elizabeth Mazev

Décidément les personnages de femme entre deux âges, en prise avec le doute, les doutes, les peurs, les désillusions n’en finissent pas d’inspirer les auteurs et de remplir les salles, en ce Festival d’Avignon OFF 2017. Ce que soit Laura Wilson et sa vie trépidante de salariée subitement virée au 11 Gilmamesh, Valentine, enseignante perdue dans J’ai bien fait ?, toujours au 11.

C’est maintenant Marthe que nous rencontrons au théâtre des Halles. Marthe, quadra affirmée ou presque quinqua, Marthe mariée et mère de famille. On se saura pas exactement comment et pourquoi petit à petit Marthe a trouvé le réconfort dans un verre. Puis dans un deuxième. Et puis un autre. Et comment lentement cette habitude insidieuse s’est installée et est devenue vitale : boire pour se réchauffer l’âme, boire pour se réconforter, boire pour se rassurer. Boire, boire. Petit verre par petit verre, jusqu’au jour où elle a fini la bouteille. En a ouvert une autre.

L’absence de cause clairement énoncée rend l’histoire de Marthe presque universelle, chacun ou chacune y trouvera sa propre réponse. Ce n’est pas pourquoi qui est ici intéressant, mais comment. Comment une femme, cette femme, s’est peu à peu abandonnée. A peu à peu abandonné. Marthe buvait juste « le malheur du monde ».

La minuscule salle de la Chapelle, la mise en scène minimaliste de Frédérique Keddari-Devisme sert à merveille le soliloque d’Elizabeth Mazev. Dans l’alcôve monacal, seuls un lit et un petit bureau sont installés. Elizabeth Mazev arrive, vêtue d’un pyjama informe sous une robe de chambre élimée : sous son habit de femme fanée avant l’heure la comédienne, par son jeu d’une précision et d’une justesse invisiblement millimétrées, calculées à l’intonation prés jusqu’à en devenir viscérales, instinctives, dessine toutes les nuances et les reliefs d’un personnage qui a déjà sombré mais continue d’avancer, en titubant, vers un avenir que seule elle croit encore possible. La comédienne illumine, transcende, touche au cœur par son jeu toujours sur le fil, en perpétuel équilibre entre folie et désespoir, lucidité et illusions, humour et dérision, sans jamais tomber dans un excessif pathos.

Une performance sidérante et une rencontre qui restera pour longtemps dans les mémoires d’une salle clouée par l’émotion qui ne peut que rappeler, rappeler et encore rappeler la comédienne, lors des saluts.

© Frédéric Benoist

A 90°, texte et mise en scène Frédérique Keddari-Devisme

Avec Elizabeth Mazev

Lumières Joël Adam

Festival d’Avignon OFF 2017, Théâtre des Halles, 11H

 

 

J’AI BIEN FAIT ? Pauline Sale – Festival d’Avignon OFF 2017

 

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C’est un monceau de polochons qui recouvre quasiment la scène du 11 Gilgamesh quand débute J’ai bien fait ?, la nouvelle pièce de Pauline Sales. Un monceau de polochons que trouve Valentine quand elle arrive chez Paul, son artiste de frère. Enseignante de 40 ans, Valentine ne l’a pas vu depuis plus de deux ans. Tous deux sont à une période charnière de leur vie et sont dévorés par des questions existentielles. L’arrivée de Valentine, qui débarque alors qu’elle est en plein voyage scolaire, l’irruption de son généticien de mari, Sven, et celle de Manhattan, une ancienne élève de Valentine, enfant douée mais contemplative, va provoquer moult questionnements sur le sens de leurs existences réciproques.

Pauline Salse bouscule, dérange, interroge. Son écriture est tranchée, sans ambages, mais entraine le spectateur dans une série de questions, de réflexions : où en sommes-nous dans nos vies, et que doit-on en faire ? A quoi servons-nous, avançons-nous ou régressons-nous ? Et quand avons-nous arrêté d’avancer ? Faut-il chercher à redémarrer ? Renoncer ? A travers ces quatre personnages, représentant tous un pilier de la société (l’enseignement, l’art, la recherche, et la jeunesse, donc l’avenir pour Manhattan), Pauline Sale nous parle de renoncement, de lassitude. Que ce soit l’artiste, convaincu de n’être plus qu’un aging artist chassé par la nouvelle génération qui sera à son tour chassée, que ce soit le chercheur qui se réfugie dans la science dans un presque déni du quotidien, que ce soit Mahnattan la jeune fille qui a abandonné toute velléité de se battre et fait passivement des ménages, ou bien encore Valentine qui se demande si elle peut encore transmettre quelque chose à ses élèves, Pauline Sale titille, instille, une réflexion dense sur le sens de nos vies et ce que l’on peut, on doit, essayer d’en faire.

Le tout est très intensément interprété par une brochette de comédiens toujours justes à commencer par Hélène Viviès (Valentine) qui réussit avec brio l’exercice difficile de rendre vibrante cette enseignante fatiguée avant l’heure. On rit aussi beaucoup, Pauline Sales (qui assure également la mise en scène) ayant judicieusement distillé de nombreuses situations comiques qui permettent  une distance bienvenue dans ce texte dense qui amène des réflexions passionnantes. Ce qui est encore, heureusement, l’un des rôles du théâtre.

Sous l’humour caustique et salvateur se cachent de très pertinentes questions sur le sens de nos existences. Nécessaire.

 

J’ai bien fait ?, Texte et mise en scène : Pauline Sales

Avec Gauthier Baillot, Olivia Chatain, Anthony Poupard, Hélène Viviès

Scénographie : Marc Lainé, Stephan Zimmerli

Festival Avignon OFF 2017 tous les jours à 17h30 au 11 Gilgamesh-Belleville.

STANLEY – Cédric Chapuis – Festival d’Avignon OFF 2017

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Un Stanley bien au dessous de la mêlée

On avait largement plébiscité Une vie sur mesure en 2015, vu et revu sans jamais éprouver la moindre lassitude devant la vie d’Adrien, jeune autiste passionné de batterie. On avait également beaucoup aimé, dans un thème différent, Au dessus de la mêlée et son héros Bastien l’an dernier au OFF 2016. On avait admiré Cédric Chapuis et son talent pour entraîner le public sur les pas de ses personnages, de le kidnapper 1h30 durant et le laisser, pantois et souriant, après des salves d’applaudissement.

On se réjouissait donc pleinement cette année de découvrir Stanley, son nouveau spectacle inspiré de la vie de William Stanley Milligan, un jeune américain coupable de viol, atteint de trouble de la personnalité multiple (24 personnalités « habitaient » son corps). Connaissant l’art de Cédric Chapuis à passer d’un personnage à l’autre, tout ça semblait, par avance, délicieux.

Et nous voilà déçus, laissés rapidement sur le côté : Cédric Chapuis et sa partenaire, Margot Mouth, peinent à capter le public : le ton manque de relief et malgré les différents personna(ges)lités successivement incarnés par le comédien, on se surprend à somnoler. Si Cédric Chapuis passe effectivement en une volte-face d’une personne à l’autre (que ce soit un jeune garçon de 8 ans, un anglais très chic, un slave bas du plafond, un jeune expert en évasion..), tous ces personnages sont seulement effleurés et qui plus est très archétypaux. Il manque, finalement, cette profondeur que l’on aimait chez Adrien ou Bastien et dont Stanley, par la force des choses me direz-vous, est dépourvu, le rendant assez inintéressant. On a l’impression que Cédric Chapuis s’est amusé à jouer plusieurs personnages, de virevolter de l’un à l’autre de façon très superficielle, se contentant de papillonner sans approfondir ; il fait ce qu’il sait faire en oubliant d’y ajouter une petite touche d’émotion, de sensibilité. A ses côtés, Margot Mouth semble laissée pour compte dans un rôle de faire-valoir au texte et à la présence très en deçà de son partenaire, très (trop ? ) habitué à jouer seul.

Au final on reste largement sur notre faim, espérant retrouver, une prochaine fois, un texte et un personnage à la hauteur des capacités de Cédric Chapuis, bien plus élevées que ce que l’on a vu ici. Peut mieux faire ? Oui, on en est, encore, convaincu.

 

Stanley, de Cédric Chapuis

Avec Margo Mouth et Cédric Chapuis

Festival d’Avignon OFF 2017, Théâtre Pandora, tous les jours à 15h30